L' Orge
La fabrication du whisky
peut s'effectuer selon différentes méthodes, variant notamment en
fonction de la région productrice d'origine. Les principales différences
portent sur la matière première, qui est toujours une céréale, et sur le
type de distillation qui peut être soit la distillation dite à repasse,
soit la distillation continue dans des alambics à colonne.


Ceci permet d'aboutir à différents types de
whiskies correspondant à différentes définitions offrant des caractères
spécifiques dont les principales sont le Blended Whisky, le Single Malt,
le Pure Malt et le Whisky de Grain.
Les whiskies les plus réputés sont souvent issus de la distillation
d'orge maltée dans des alambics à repasse. C'est le cas en particulier
des "Pure Malt" écossais dont nous allons suivre les principales étapes
de la fabrication.
Pour produire un whisky de malt, il faut de l'orge, de l'eau, de la
levure, de la chaleur et du temps (beaucoup !).
La production écossaise se
base sur une variété d'orge de printemps appelée Golden Promise, mais ne
suffisant plus à la production des 4 milliards de litres de whisky
annuels.

Le solde provient des pays de
l'Est, du Canada et de l'Australie.
A propos, il s'évapore chaque
année 160 millions de litres de whisky dans le ciel Ecossais.
Pour le
Glen Vignettes
nous utilisons une orge Ecossaise de type Pils


BRASSERIE VALAISANNE
Une entreprise du groupe Carlsberg Breweries

L'orge est d'abord immergée dans de l'eau
pendant deux ou trois jours, avant d'être étendue en une couche
d'environ vingt à trente cm d'épaisseur sur l'aire de maltage,
constituée d'une vaste surface plane en béton. C'est là que sa
germination va débuter et se poursuivre durant une huitaine de jours
environ.

Elle devra être retournée plusieurs
fois par jour à l'aide de pelles en bois pour permettre une
germination régulière et uniformément répartie, et sa température sera
contrôlée en permanence. Une fois l'amidon transformé en sucre, on
arrête la germination en chauffant l'orge sur une touraille pendant 20
à 48 heures ou en produisant une fumée de tourbe sous le plancher de
maltage.

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Le single malt résulte
d'un mélange d'eau, d'orge maltée et de levures. L'eau intervient
à différents stades de l'élaboration. C'est avant tout
l'ingrédient principal que l'on incorpore au moment du brassage.
Elle intervient également avant la mise en bouteilles au moment de
la dilution du whisky. Généralement filtrée, elle possède
toutefois certaines propriétés. En Ecosse elle s'écoule à travers
le granit, ce qui la rend très douce. |
Certaines distilleries utilisent une eau plus
dure (calcaire) qui concentre les arômes au moment de la fermentation.
Si l'origine de l'eau est intimement liée à la région de production de
chaque distillerie, il n'en va pas de même de l'orge, l'autre
ingrédient principal du single malt. Plus que son origine géographique
et son potentiel aromatique, ce sont ses propriétés qui déterminent sa
qualité. La meilleure doit être riche en amidon car ces sucres se
transforment en alcool sous l'action de levures.
 
La source «La fille»
près d'Arbaz de la Brasserie Valaisanne fournit pour cela une eau de
brassage idéale.
La fermentation
L'orge est farinée


puis brassée dans
les cuves à moût


Cuve de
brassage
du Glen Vignettes
Le moût est alors pompé dans les washbacks qui sont de grandes
cuves de fermentation ouvertes pouvant atteindre 70.000 litres et d' une
hauteur de 5 à 6 m. Elles peuvent être fermées par des panneaux
amovibles et sont généralement fabriquées en pin d'Oregon.

Bowmore distillerie
Cuve de fermentation Glen Vignettes
Le washback du
Glen Vignettes
contient 6000 litres
La distillation

C'est le processus qui est au coeur de la fabrication du
whisky. Il consiste essentiellement à séparer de l'eau l'alcool
contenu dans le wash, en tirant profit de ce que ce dernier s'évapore
à une température plus basse que l'eau, soit environ 80°C. La
distillation s'effectue en deux étapes dans deux alambics de capacité
et de forme différentes

Bowmore
la première distillation ou première
chauffe s'effectue dans le wash still dont la capacité peut atteindre
25 à 30.000 litres et transforme le wash en un low wine titrant
environ 21% vol. A l'origine chauffés à flamme nue, généralement à
partir de charbon ou de gaz, la majorité des alambics sont aujourd'hui
chauffés par des serpentins placés à l'intérieur de l'alambic et dans
lesquels circule de la vapeur. L'alcool évaporé s'élève jusque dans la
partie supérieure de l'alambic, avant de redescendre dans le "lyne arm"
ou col de cygne et de traverser le condenseur où les vapeurs d'alcool
seront transformées en liquide. Les condenseurs traditionnels étaient
des serpentinsimmergés dans une grande cuve en bois ouverte et
refroidis par l'eau qui y circulait

La deuxième distillation s'effectue dans
le spirit still d'une capacité égale à environ les deux tiers de celle
du wash still. C'est là que s'exerce tout l'art du distillateur qui ne
doit retenir que le coeur de chauffe, éliminant les têtes de
distillation trop chargées en alcools à forte volatilité qui coulent à
environ 80% vol, et les queues de distillation contenant les alcools
lourds. A mesure que la distillation progresse le degré alcoolique du
liquide recueilli diminue régulièrement : le moment où le distillateur
arrête de recueillir le coeur de chauffe s'appelle la coupe, qui
interviendra généralement lorsque l'alcoomètre marque environ 62/65%
vol. Si la coupe intervient trop tard, la trop grande proportion de
queues donnera un whisky déséquilibré avec des arômes déplaisants. A
contrario, une coupe prématurée privera l'eau de vie de certains
composants indispensables pour obtenir un whisky de caractère. On
obtiendra alors un produit certes sans défaut majeur, mais sans réel
intérêt non plus. La vitesse de distillation a également son influence directe sur la qualité du
produit recueilli
            
)
Pour le
Glen Vignettes les alambics Hohlstein
sont utilisés ( AGROL

Les Spirits safe Ecossais sont de véritables oeuvres
d'art

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